Marché central

Avant 1940

Années 30

Ce « nouveau marché » a remplacé les vieilles halles au début des années 30. Une tour en souligne l’importance symbolique, de même que les armoiries de la ville, sur la façade. Le marchand de mascottes, figure du folklore local est déjà là.

Années 50-60

Construction du marché mars 56

Les années 60

Oeuvre des architectes Simon et Morisseau, c’est l’une des gloires de la reconstruction de la ville. On l’a souvent comparé à un parachute ou, ce qui semble plus approprié, à un coquillage. Il a été classé monument historique, en 2003.

Les années 2000

Les années 2000

Le marché a conservé ses couleurs d’origine : bleu ciel et jaune orangé. En l’absence de tout décor sculpté, les couleurs vives, rehaussant le blanc omniprésent, jouent un rôle important dans l’esthétique des bâtiments de type 1950. Aujourd’hui comme hier, le marché est l’un des sites les plus animés de la ville.

BONUS

Point d’orgue de la perspective du boulevard Aristide Briand, le marché central trouve très tôt sa place définitive dans la composition urbaine de Claude Ferret. Le projet, confié aux architectes Morisseau et Simon, acquiert son élégance avec la participation de l’ingénieur Laffaille qui oeuvre à Notre-Dame. Laffaille remporte la consultation en proposant de mettre en oeuvre un unique voile mince de béton plissé (9 à 10 cm). La forme de coquillage libère un vaste espace destiné à la vente.

En façade, un remplissage béton et verre assure l’étanchéité de l’ensemble. De grands auvents indépendants de la coque s’élancent pour marquer les entrées. Les treize voûtes sont arrimées au sol par des câbles pour maintenir l’édifice ceinturé et débordent en toiture pour protéger les bancs de « plein vent » des commerçants. En guise de clef de voûte, un traitement de pavés de verre offre à la halle un subtil éclairage zénithal. Si l’investissement des architectes reste discret, celui de l’ingénieur se traduit par une prouesse technique sans équivalent à Royan.

Détail des auvents

Ciel de toit

Elévation

Elévation

Le marché annonce la réalisation de Notre-Dame, avec la même dose d’innovation administrée par Bernard Laffaille et avec une continuité assurée, après sa mort en 1955, par René Sarger. Il ouvre la voie à un certain nombre de projets qui reprendront ses lignes, soit à l’identique, pour le cirque d’État de Bucarest, soit en s’en inspirant, pour le projet du marché couvert de Nanterre (non réalisé).

Architecte(s) :

  • Bernard LAFFAILLE
  • André MORISSEAU
  • Louis SIMON
Adresse : Place du marché central
Date de projet : 1946
Date de livraison : 1956
Maître(s) d’ouvrage : Ville de Royan
Maître(s) d’oeuvre :
  • André Morisseau
  • Louis Simon

Programme : marché couvert de détail et étals extérieurs pour le marché de « plein vent »

Surface : 4000 m²
Collaborateur(s) : B. Laffaille et R. Sarger, ing. – UFE (union française des entreprises), M. Nauze et P. Juglas, ent.
 
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